vendredi 30 juin 2017

S'éclater...

Nous les nanas on n'est pas jalouses et on aime bien se partager les mecs, jeunes, vigoureux et tout et tout. Sur une île déserte, n'y aurait-il qu'un seul puceau qu'on se le graillerait toutes en chœur. Même vieux et moche ? Et encore puceau à son âge ? Oh, que oui, mais surtout qu'il soit intelligent et vigoureux. Et rigolo*. Sur terre de préférence, pas au Ciel.

*Ndlr : Gilou prêche ici pour sa paroisse, et on peut lui souhaiter bien du plaisir ! 

Ah, espérer un mâle amusant qui aime faire la bombe avec ses potes pendant que nous, dans nos soirée pyjamas entre filles coquines, nous invitons un bel apollon qu'on aimerait bien se partager en se le dévorant, et pas que des yeux. On ne dit pas, et pourquoi pas ?

Nous, les nanas, on n'aime pas se battre pour un mec. Pour se le partager, on demande toujours la permission. S'éclater toutes avec lui ? Le pied ! On va pas se gêner ! Oh, que non mais se disputer entre filles les morceaux sanguinolents de l'élu au Paradis... Pouah cette idée de mec qui veut croire qu'on sera 70 à l'attendre au Paradis. Tu parles, d'un paquet cadeau ! 
 
Messieurs les couillus de Dieu, barbus ou non, arriver en menus morceaux au Paradis, tout ça pour ça, pour si peu, toute cette boucherie ? C'est pas du jeu et nous, les femmes, on n'aime pas du tout mais préférons que notre homme puisse nous engrosser de beaux enfants.

Messieurs, si vous pensez qu'une saucisse, même savoureuse à se mettre sous la dents, le tout sentant la poudre serait du nanan pour vos nanas, faites un petit effort :

- Enduisez au moins votre merguez de harissa ! Ça nous fera des yeux joyeux plein de larmes, à nous embellir toujours plus pour vous.
  
Si vous pouviez, au moins rester fermement accrochés à vos bijoux de famille dédiés à notre amusement à toutes, sur terre comme aux Cieux. Pourquoi ? Mais, comment voudriez vous que nous, les soixante-dix vierges, vos promises puissions avoir cet insigne bonheur de faire la grève du sexe, tout en minaudant :

- Non, chéri, pas ce soir, j'ai la migraine si vous, notre seul amoureux ne pouvait pas nous répondre, excédé comme le sont tous les hommes en ces cas-là :

- Mes 70 chéries, vous commencez sérieusement à me les briser.
- Sans nul doute, chéri d'amour, encore faudrait-il que tu aies des couilles ! Rappelle-toi, mamour, toi qui voulais faire croire à tous, et même à Dieu que tu les avais bien accrochées...

Sachant qu'une vie ne dure que l'instant d'une étoile filante qui se consume avant que nous ayons eu pleinement conscience d'exister vraiment, nous, les vierges disons qu'il vaudrait mieux rester entier, les pieds bien plantés sur terre et la tête dans les nuages pour une vie de rêve... Ah, un beau mec entier avec des plaquettes de chocolat, une gueule d'amour et un beau petit cul, bien ferme, en parfait état, le tout bien épanoui... ! 
Un bonheur tout entier !

Oui, René la seule vie que Dieu n'accordera jamais aux puceaux et aux vierges ne sera jamais que sur terre, notre seul et certain Paradis. 

... et que viva la vida !

dimanche 18 juin 2017

Les gens, votez pour moi !

René, mon illustrateur se montrait légèrement inquiet en voyant notre blog "Rolando" en cale sèche.
- Camarade, que t’arrive-t-il ? Tes textes sur la déprime… la raison, non ? Au fait, cette photo de Mélenchon, tu nous la montres quand ?
- La photo, René ? Mais on s’en fout ! Ce qui m’inquiète le plus ce sont les mots-clé, idées-force du camarade Mélenchon que je ne comprends toujours pas.
- Pardon ?
- Oui… les Insoumis, les Gens, le Dégagisme, la Constituante, la 6ème  République…Je t'accorde qu'il fait encore chanter la Marseillaise aux "gens" dans ses meeting. Les gens, quelle façon cavalière de nommer les français. Moi, je trouve, pas toi ?
Oui, des mots incompréhensibles pour les pauvres qui ne s’inquiètent que de savoir s’ils pourront faire bouillir leur marmite. La Révolution, ça ne fait jamais l'affaire des pauvres. C’est bon pour les intellos et les bourgeois qui la détournent toujours pour se gaver, et le Camarade Mélenchon est un nanti.

Non, René, réfléchis ! Déprimerait-il, celui qui demandais à tous ses amis, par ses cartes postales de Normandie de voter pour Jean-Luc Mélenchon ? Un bras en timbres, que toute c’tte affaire-là.
Evidemment, René que je suis déçu que le tribun que je soutenais amoureusement recommence ses conneries agressives en se défaussant sur ces « gens-là », les journalistes et autres braves gens, cause de tous ses malheurs. Pauvre Gavroche à qui il ne manquait que 600.000 voix pour passer au 2nd tour. La faute aux socialistes, aux communistes français et à Voltaire s’il s'est ramassé par terre, le nez dans le ruisseau.

Drôle de façon de se débarrasser des communistes que la méthode du camarade Mélenchon qui les remerciait, le 18 mai, à Marseille en les chassant comme on le ferait de « gens » de maison faussement accusés d'indélicatesse sans leur donner le temps de défendre leur honneur. Manque d’élégance pour un prétendant à la présidentielle que de considérer ainsi sa gent domestique, de bons français tout de même : 
«Vous créez la confusion dans tout le pays en vous appropriant mon portrait et mon nom sans parler du logo Front de gauche ! Bravo l’identité communiste ! Tout ça après des mois d’injures et manœuvres pour saboter ma campagne. Et vous recommencez ! Vous êtes la mort et le néant. Dix mois pour me soutenir, dix minutes pour soutenir Macron. Sans oublier les accords que vous ne respectez pas. J’en ai assez. Je vais donc annoncer notre rupture politique dès mon retour à Paris. Et je vais dire pourquoi.»
Mon portrait à la Staline ? Mon logo Front de Gauche ? Mon, mon, mon... Farceur, va qui croit avoir le monopole de la gauche sans les socialistes de Hamon et les communistes.
 
Mélenchon, tu est devenu marseillais. Tu "galèges". Fada, va ! Ne t'étonnes pas du résultat de tes "gens" aux législatives.

Mon pauvre Mélenchon, tu nous promettais un bon coup de balais institutionnel, la fin des magouilles de la 5ème République. Eh, bien, non ! Tu devais impérativement rompre avec les communistes français pour ne pas être obligé de partager les subventions d’état versées aux partis politiques en fonction du nombre de voix et d’élus.
Oui, salauds de communistes que tu ne fais qu'honorer en les considérant comme des insoumis à tes Insoumis.

-Mais, cette photo de Mélenchon. Peut-on espérer que tu nous la dévoileras un jour ?
Ah ! Retrouver ces 30x40 N&B qui datent d’un meeting à Nîmes lorsque les communistes gardois remplissaient les salles du Front de Gauche. Cinq années, déjà !
-Faut que je cherche dans tout mon foutoir, René. Promis.

vendredi 5 mai 2017

La France en marche arrière.

...ou à reculons. Après la perte de son empire, De Gaulle voulut que la France retrouve sa grandeur en se choisissant un roi républicain. Il espérait qu’ainsi le meilleur des français soit élu pour mener ce peuple ingérable, malade de ses partis traditionnels qui adorent la chicaya. Las, il n’aurait jamais pu imaginer que des manipulateurs, de Hollande aux caciques des partis LR et PS, assistés des journalistes de la désinformation usant de sondages tenus par la haute finance parviendraient à orienter nos votes sur Emmanuel Macron et Marine Le Pen, des sommets de bêtise.

Si ces deux mauvais élèves qui ne peuvent mieux faire que dans le domaine du pire n’ont aucune idée de la grandeur de la fonction de Président de la République et de cet insigne honneur de nous représenter dignement, les programmes qu’ils nous donnent sont à l’image de la France qu’ils s’ingénient à salir.

Des idées, la France en regorgeait, même les plus farfelues. Citons celle généreuse de Benoît HAMON d’offrir un revenu universel sans réelles contreparties, celle de Poutou et d’Artaud de diviser le monde du travail en deux camps irréductibles, celle de Fillon de mettre la main à la poche de la communauté sans vergogne et en toute droiture, celle de Macron d’enrichir les plus riches en appauvrissant les plus pauvres par la destruction des services publics, résultante de la réduction de l’impôt et des cotisations sociales pour les plus riches, celle de Le Pen d’un souverainisme extravagant qui nous laisserait sans alliés et en concurrence avec tous ou celle encore de Macron et de Fillon d’inscrire encore plus la France dans le libéralisme au seul bénéfice des puissances d’argent tout en réduisant les peuples en un esclavage qui ne dirait pas son nom.

De Gaulle tablait, pour le choix du Président de la République sur le suffrage universel et les valeurs chrétiennes qui fondaient son républicanisme royal, de la fructification du travail qui mérite salaire et qui profite à tous, de l’altruisme, de l’égalité, à l’impôt solidaire que l’on doit rendre à César, valeurs qui, seules peuvent rendre l’individu libre dans une société florissante.
J’ai voté Mélenchon uniquement en me basant sur ces valeurs, considérant que ni Marine le Pen, ni Macron ne poursuivaient l’idée de De Gaulle.

Et voilà qu’à ce deuxième tour de l’élection présidentielle il ne nous reste comme solution de sortie de la crise économique qu’à opter entre un souverainisme napoléonien et un libéralisme giscardien. Curieusement, des journalistes rigolos, des intellectuels à la mords-moi-le-nœud*, des politiques qui vont aujourd’hui à la soupe de Macron exigent mon soutien sous prétexte que Madame Le Pen serait raciste et que son projet serait liberticide.
Ndlr : Mords-moi le nœud. Non, Fannie, aucune allusion triviale. N’y vois qu’un nœud trop fortement serré qu’il suffit de morde pour le défaire.

Projet liberticide, sans doute mais pas plus que celui  de Macron, un Donald TRUMP à la française qui s’étonne lui-même d’être arrivé aux marches du palais alors qu’il ne propose aucun programme de gouvernance à la France. Si celui de Madame Le Pen est nul, Monsieur Macron cache son incompétence derrière les mots de liberté, d’égalité, de fraternité dont il ne saisit pas le sens et qu’il a dû découvrir au hasard de ses seules lectures de livres de la collection Arlequin.
Et dire qu’Obama lui lance des fleurs. Barak, tu baisses dans mon estime. Dommage pour toi.

Durant toute la campagne du premier tour, pratiquement tous les journalistes « d’information » de France se sont comportés en hargneux vecteurs d’opinion pour influencer mon vote et nul ne contestera que Macron ne soit leur bébé, celui des caciques des partis socialiste et républicain après avoir été celui du président de la république. Dommage que le bébé renie ses parents.
Pas de bol : en tramant ainsi, Marine s’est qualifiée pour le second tour et, comme ils ont toujours eu un rapport ambigu avec les idées d’extrême-droite et qu’ils aiment l’ordre que celui-ci promet, ils ont aussi peur que ce nouvel « ordre » moral ne les musèle, d’où leur peur panique.  

Dans l’entre-deux tour, ces représentants d’eux-mêmes, gardiens de leurs privilèges appellent au front républicain pour faire barrage à l’extrême-droite. On a cassé du Mélenchon qu’on taxait d’infréquentable parce que d’extrême-gauche et on voudrait que les « insoumis » se déterminent à aider Macron. La belle affaire.
Rappelons que ce front républicain ne peut se baser que sur des valeurs communes, celles de la République : liberté, égalité, fraternité et donc sur des déclarations d’intention plus qu’audibles : crédibles. Or, si à Marine Le Pen il manque le volet de la fraternité, à celui de Macron, celui de l’égalité ferait défaut.
Quant à la liberté, parlons-en.

Le pacte républicain est donc impossible. Nous n’interpellerons pas Marine Le Pen qui fracturerait encore plus la France et, la retirant de l’Europe la ferait régresser. De même, pour Macron qui, s’il s’était révélé un bon économiste pouvait recueillir notre vote sauf qu’il se montre mauvais démocrate car nous cherchons toujours dans sa vision du monde où se pourrait bien se cacher sa notion du respect du vote et de l’égalité des français lorsqu’il veut durcir le code du travail au détriment des travailleurs tout en adoucissant les conditions d’embauche et de prélèvements sociaux obligatoires pour les employeurs en usant des ordonnances.

Une enquête de syndicalistes CGT-CFDT français en Pologne constatait que les machines Whirlpool polonaises restaient vendues au même prix que celles fabriquées en France avec un coût du travail pourtant réduit. Question, Emmanuel : s’il est bon de faire revenir les usines en France, comment alors, avec un Smic divisé par trois les travailleurs français pourraient-ils se payer ce qu’ils construiraient à nouveau à Amiens alors qu’elles sont inabordables pour nos camarades travailleurs polonais ?
Eh, oui : la France en Marche (à reculons) de Macron rapportera plus aux multinationales en cassant le prix du travail et les cotisations patronales.

Merci, Macron de ces idées économiques absconses pour rendre la France plus compétitive dans le monde en la rabaissant au même niveau que ses concurrents, sans doute pour que Dacia et Wirlpool  se délocalisent de Roumanie et de Pologne pour réintégrer Amiens, Cléon et toute la France et, par un dumping social commun à l’Europe, les travailleurs français deviendraient des travailleurs roumains. Ainsi, le problème du plombier polonais et du travail délocalisé se résoudrait de lui-même.
Nous prendrais-tu pour des abrutis. Avec un Smic à 600 euro (moins de 4.000 francs), nous voilà revenu aux années 1984 : belle avancée sociale, belle polonaise bien polissonne.

Pas de Front Républicain et certainement pas ma voix pour celui qui détournera l’expression populaire qui lui donnera son mandat en déclarant qu’il abusera des ordonnances pour forcer et mettre au pas la représentation nationale tout simplement avec cette idée simpliste que pour enrichir la France, il faut et il suffit d’appauvrir ses travailleurs.

Merci, messieurs les républicains, tous journalistes, et politiques qui avez influencé le vote des français pour Macron et Le Pen, et démerdez-vous avec votre usine à gaz. Vous la méritez.
De Macron et de le Pen ? Moi, je m’en lave les mains.

mardi 2 mai 2017

Hollande m'a tuer !

Lettre ouverte à Le Drian. 

Mon cher Jean-Yves, dévoile-nous celui qui te contraindrait à ce silence inquiétant, toi qui pensais apporter tout ton poids au mouvement En Marche. Macron et consorts ne voudraient-ils pas d’un encombrant poids mort ?
Vois-tu, même la camaraderie gouvernementale foutrait le camp en notre belle France : autres gens au sourire éclatant, autres mœurs bien tordues ! 

Camarade Le Drian, tu t’es fait pigeonner. Si, si ! Ne dis pas non ! En ne soutenant pas Benoît Hamon au premier tour de l’élection pour te précipiter dans les bras d’Emmanuel Macron, à quoi pensais-tu ? A passer, aujourd’hui, et pour un gogo et pour un traître à la cause du petit peuple que devait défendre ton beau Parti Socialiste, celui de Jaurès qui, par la faute de Hollande et ses comparses se retourne dans sa tombe ? Belle réussite, je l'avoue.

Macron n’avait nul besoin de s’encombrer d’un boulet, ce boulet de proscrit que tu deviens suite à ton gros appétit du pouvoir.
Ah René, offre-nous le joli dessin d’un poisson tout moche venu des abysses, un Le Drian par exemple. Imagine cette hideur rose tirée de l’eau par sa bêtise et sa convoitise. On devra sentir dans ses yeux ronds tout l’étonnement de se voir mourir de sa stupidité. N’oublie ni la bouche vorace ni ses "ba, ba, ba" d’agonie qui implorent le ciel, des bulles contenant l’inscription "Hollande, Hollande, pourquoi m’as-tu abandonné" sans oublier la réponse du berger à sa bergère : "Parce que tu es un gros con !".
Sans te commander encore, le pécheur s’appellerait Macron et l’appât accroché à l’énorme hameçon ne serai qu’un vulgaire bout de papier avec, inscrit dessus : "Ministère de la défense". Tu le vois, le tableau ? A se consoler de tant de bêtise consommée.

Pour ceux qui voteront pour Macron, et comme on disait dans les FFA, en 1965 (Forces Française en Allemagne) :

Les baisés, comptez-vous !
C’est pourquoi, au deuxième tour,
                           
Ma voix pour Macron ? Plutôt crever !
Ma voix pour Marine ? Même pas mort !
Et merde à ceux qui me jetteront la première pierre.

mardi 25 avril 2017

So ridiculous.

Au premier tour de l'élection présidentielle, François Hollande s'est positionné. Sans sourciller.

Aujourd'hui, ce petit monsieur qui se permit d'abuser du passe droit du 49-3 veut nous donner des leçons de démocratie, de courage, de moralité. Nous, qui aimons la France demandons à ce piètre Président de la République, garant des institutions, représentant de tous les français pourquoi il s'est permis de vilipender deux français de droit, Madame Marine Le Pen et Monsieur Jean-Luc Mélenchon issus du Front National et des Insoumis, résultat de sa politique socialiste de droite.

Nous cocufier puis continuer à salir, tramer, manipuler, mentir, trahir, est-ce raisonnable ? 

Le plaisir de la raison jusqu'à la déraison, la beauté de la trahison, l'intelligence dans la manipulation, la morale viciée, voilà de la Nation française ce que montre Monsieur François Hollande au monde sidéré.

J'aime être français, j'aime notre pays, sa démocratie mais ne voterai ni pour Emmanuel Macron, la créature de François Hollande, ni pour Marine Le Pen, ce PDG d'une grande firme politique que créa son père Jean-Marie Le Pen car le Président de la République, en dénaturant l'élection devrait être poursuivi pour parjure.
Hollande, nous prenons plaisir à ne surtout pas te saluer, 
Gilles PATRICE-KHIAL.

mercredi 29 mars 2017

À la dérive sur le Radeau de la Méduse !

Un samedi matin, avec Ménie et un ami, retraité de la Royale, discussion animée sur le dernier article, « Le Radeau de la Méduse ». Ménie et la politique, vous savez...

- Tu affirmes que le Ministre de la défense serait un social-traître. Désolé de te contredire. Un type bien qui restera le seul ministre capable de Hollande. Il rejoint Macron, tout en affirmant ses valeurs socialistes ? Pas mal pour démontrer que le Parti Socialiste permet une totale liberté d’idées et d’action en son sein. Voilà tout Le Drian : un grand monsieur, un vrai breton qui fait honneur à la Royale et à la France. Avec panache.

- Admettons. Mais si tu considères qu’en rejoignant Macron il n’a pas trahi Hamon, le pacte républicain ne l’obligeait-il pas quelque peu ?
- Donc, d’après toi, Le Drian trahirait Hamon qui, lui-même aurait trahi Hollande, tout comme Valls, et on pourrait continuer ainsi  longtemps. On parle de politique, Patrice, pas de la conduite de la guerre, d’obligation de réserve. Comme si les politiques s’obligeaient à quoi que ce soit…. Rechercher une voie intelligente pour une meilleure organisation de la vie en société, serait-ce de la trahison ? J’affirme, contrairement à toi que, même encarté, aucun pacte républicain, sorte de « gentlemen agreement » ne pouvait contraindre Le Drian, son honneur n’ayant rien à voir en l’affaire.
- Le Drian resterait donc socialiste en ne soutenant pas un élu à la primaire de son parti, peut-on raisonnablement le concevoir ?  

- Par ton blog tu ne démontres pas, mais tu ne donnes qu'un jugement de valeur, un sentiment, un ressentiment même que je ne partage absolument pas car tu t’avances dangereusement sans avoir suffisamment contrôlé la justesse de tes informations. Non, non ! Crois-moi. Je t’en fais la démonstration sur le champ : la primaire n’était pas socialiste mais « citoyenne ». Tu saisis la nuance ? Je sais pertinemment que tu n’as pas voulu « manipuler » tes lecteurs et que, comme le Drian, tes choix te regardent, quitte à te tromper puis à corriger pour avancer lorsque tu tiens  en main toutes les données du problème. La vie, la politique et l’écriture sont pleines de revirements, d’ajustements, de réorientation qui ne sont jamais des trahisons si, par honnêteté nous réparons. Oui, la primaire fut citoyenne et non socialiste.

- Tu vois, Gilou, faudra réparer. C’est René qui va être content.
- Ce n’est pas ce que je lui demande même si son texte fut un peu hâtif et approximatif car, dans le ressenti la raison n’a pas toute sa place. Je ne faisais que le regretter.
- J’admets que la logique et la raison importent mais, a-t-on besoin de beaucoup d’éléments pour se positionner et constater que messieurs Hollande, Valls, et donc Le Drian n’auront fait qu’une politique de droite pour laquelle ils n’avaient pas été désignés ? Et donc, Le Drian, en rejoignant Macron montre qu’il fera une politique de droite en restant socialiste. C'est possible, ça ? Non. Je ne peux donc qu’affirmer qu’il est bien un social-traître de mon point de vue car je n’ai pas voté pour cette politique-là.

- Le tout serait de comprendre pourquoi, n’est-ce pas ? Prenons pour exemple Lionel Jospin, un socialiste chrétien visionnaire, oui un vrai socialiste. Non, attends… Tu n’as pas voté pour lui pour la raison qu’il affirmait, en toute honnêteté qu’il ne faisait ni une politique de gauche ni de droite mais de la bonne politique, toutefois.
- Ni cabre, ni bouc. On ne vote pas pour un politique ambigu. Ou il est de gauche ou de droite.

- Penses-tu qu’une politique d’avancées sociales, et c’est en cela que Jospin était véritablement socialiste, oui estimes-tu que le socialisme fleurirait sur un pays complètement ruiné ? Admets que jamais le France ne s’est tant développée, enrichie que sous sa gouvernance et que le chômage avait reculé très fortement. N’était-ce pas le début d’une grande avancée sociale pour tous ? Lionel Jospin n’était-il plus socialiste ou avait-il fait le seul choix réaliste que lui commandait la situation de la France pour pouvoir ensuite faire un autre bond en avant et faire bénéficier les français de la richesse créée par les aides aux entreprises tout en réformant l’état en douceur ?

- Donc, si je te comprends bien, Jospin, Le Drian et Hollande n’auraient fait leur malheur qu’en ne donnant pas toutes les clés de leur gouvernance qui obligeaient à « un temps mort », une pause nécessaire dans les réformes sociales pour reprendre son souffle en aidant au développement de la richesse et pouvoir ensuite continuer dans la voie du socialisme ?
- Oui, c’est mon sentiment. Informer sur la réalité des finances, de l’état de la France, sur les exigences de l’Europe, sur les étapes pour avancer, sur le temps nécessaire à devoir se serrer la ceinture pour sortir de la crise, faire partager ses visions d’avenir... Les gouvernements socialistes ont toujours négligé d’informer le peuple sur le principe de réalité qui contraint leurs gouvernements à rechercher la meilleure voie pour augmenter la richesse de la nation, et donc la part de la répartition sociale.

- Je prends donc acte, et accepte la leçon. Le Drian n’est pas un social traître et De Gaulle faisait plus de social que les socialistes, mais pour moi, un chat de gouttière ne pensera jamais qu’à sa gueule et te sortira les griffes si tu essaies de le fréquenter.
-Comme, tu y vas ! Mais, oui, De Gaulle, ce pragmatique intelligent aimait la France et les français et, pour augmenter les retombées sociales aidait les entreprises à s'enrichir. Tout comme le Drian.

Et, certainement comme Manuel Valls qui cherchait à faire ami-ami avec les grosses entreprises et, maintenant avec Macron. Rien que pour le bien du petit peuple socialiste. C’te blague. On verra qui bouffera l’autre tout en respectant ses valeurs « socialistes ».

En partant, j’ai demandé à mon ami de donner ses coordonnées à Mélenchon qui nous fera un bon Président de la République.

- J’aime la plaisanterie, Patrice mais, conseiller Mélenchon ? Surtout pas et inutile car, qui le pourrait tant Il a la science infuse. Par contre, transmets-lui un écrit cosigné par Hollande et le Drian paru déjà en 1984 qui explique que le pragmatisme, seul les tient obligés à aider Macron et, n’ayant pas changé dans leurs convictions, à la suite de Mitterand ils espèrent  la modernisation de leur parti. Question, tout de même : restera-t-il toujours un « vrai » Parti socialiste dans lequel les vieux militants se sentiront à l’aise ?
Si, tu trouveras ce texte sur le Net. Intéressant.

Texte soumis en dernière lecture à mon ami qui pense que j’aurais dû insister sur…, à Ménie qui apprécie, à Pierrot qui, lui… Bof ! à René qui, lui… Si c’était pour comparer Le Drian et Hollande à Jospin, bien la peine de te fatiguer. Seul le titre n’a pas été soumis à approbation.
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Le Monde, 16 décembre 1984, analyse de  François Hollande, Jean-Yves Le Drian, Jean-Michel Gaillard et Jean-Pierre Mignard. (Sources Médiapart).
Qui ne voit que nous vivons la fin d’une époque ? L’hégémonie intellectuelle des idéaux socialistes, a fait place à la vague des théories libérales, fussent-elles les plus sauvages. L’union de la gauche, vecteur d’une stratégie de conquête du pouvoir, n’a pas résisté à son exercice, même si, qu’on le veuille ou non, les trois-quarts des 110 propositions du candidat Mitterrand sont déjà entrées en vigueur. Quant à la droite, si elle avait, jusque là, accepté les vertus de l’Etat providence, quitte à alourdir continuellement les prélèvements obligatoires ; elle fait aujourd’hui une marche arrière franche et joyeuse.

Les Français eux-mêmes ont changé. Hier encore ils espéraient dans les solutions miraculeuses, c’est à dire idéologiques, de sortie de crise. Aujourd’hui, ils n’ont plus d’illusions. Ils nous font d’ailleurs payer cher cette mue, en nous rendant responsables, non pas tant de la politique de rigueur, chacun sachant bien qu’elle est incontournable, mais de cette prise de conscience mutuelle dont il n’était plus possible de différer, une dernière fois, encore, l’effort.

Un nouveau paysage politique se dessine donc : le « changement » souvent brutal mais toujours mythique, est incarné par d’autres que nous (PCF et libéraux doctrinaires) ; la crise qui avait épargné le système démocratique le menace aujourd’hui par ses effets perturbateurs (chômage, immigration, insécurité). Quant aux mouvements sociaux sur lesquels la gauche comptait s’appuyer pour poursuivre la réforme de la société française, ils sont restés atones, ou, pire, ont renforcé les rayons déjà bien garnis des corporatismes.

Dans ce contexte, l’enjeu pour les socialistes est simple : ou bien ils font comme si rien n’avait bougé et s’arc-boutent sur leurs croyances anciennes et leurs indéniables acquis, mais le risque est alors réel d’un isolement grandissant par rapport à l’opinion, ou bien ils construisent au coeur même de la crise et dans l’expérience du pouvoir les bases d’un nouveau contrat et ils se modernisent. Cela suppose néanmoins de tordre le coup à quelques tabous préhistoriques.

Disons-le tout net, au risque de provoquer, la conception dogmatique de la classe ouvrière, l’idée que le lieu du travail pourrait être aussi un espace de liberté, la notion d’appartenance des individus à des groupes sociaux solidaires, l’affirmation d’un programme politique atemporel, tout cela doit être abandonné. Le parti socialiste est sans doute le premier parti ouvrier du pays, mais son ambition ne doit-elle pas d’être aussi le parti de toute la société ? Aussi doit-il s’adresser aux individus tout autant qu’aux groupes, en appelant au réel bien plus qu’aux mythes, adopter une démarche modeste, c’est à dire non pas pauvre, mais adaptée aux temps qui viennent.

Dans cette conception, l’Etat, loin d’être absent détient un rôle fondamental. Il doit parfaire l’efficacité de ses interventions pour que « ça marche » et qu’ainsi soit réduite l’angoisse croissante des Français. Et mettre du libre choix partout, pour être mieux accepté. Il doit aussi, dans cette période d’incertitude, où l’envie de comprendre est évidente, anticiper, prévoir, annoncer les évolutions, bref devenir un « Etat éclaireur ».

Cette modernisation de notre discours est d’autant plus indispensable que jamais autant qu’aujourd’hui, le socialisme démocratique en tant que mode d’organisation n’a jamais paru aussi bien convenir à l’appréhension des bouleversements actuels. La gauche, en effet, n’est pas un projet économique, mais un système de valeurs. Elle n’est pas une façon de produire, mais une manière d’être. Aussi elle…moderne dès lors qu’elle est elle-même : c’est à dire d’abord démocratique.

Notre pays sera vaincu par la crise s’il lui concède comme tribut, en charge d’un hypothétique succès, le sectarisme économique, la régression sociale ou la haine raciale. La démocratie, nécessaire mariage entre l’égalité des droits et des chances et la liberté, notamment celle d’être différent, est le seul moyen d’assumer convenablement la mutation technologique. Cela vaut aussi bien pour l’ordre interne que pour les rapports internationaux.

Si « le libéralisme est de retour », la gauche est toujours là ; sa survie historique dépendra de sa capacité à se « restructurer » d’abord elle-même pour faire accepter la modernisation de la société dans son ensemble. Mais si nous sommes les plus confiants dans les vertus de l’idéal démocratique, nous n’en sommes pas les seuls dépositaires. Aussi, face aux périls qui grossissent (racisme, peur, pauvreté, montée des extrêmes) ayons le front de proposer un consensus stratégique entre nous et les courants démocratiques du pays. Ainsi, au-delà du clivage gauche-droite, pourraient s’affirmer les principes sur lesquels notre société doit impérativement reposer et les limites qu’il convient de ne jamais dépasser, à moins de déchoir. Tout le monde y gagnera... C’est aussi tout cela la modernisation.

François Hollande
Jean-Yves Le Drian
Jean-Michel Gaillard
Jean-Pierre Mignard

lundi 27 mars 2017

Le Radeau de la Méduse.

En 2012, exécrant Sarkozy, je votais Hollande au second tour. Voilà-t-y pas qu'il nomme Jean-Marc Ayrault premier ministre ? De 2005 à 2006, cet ancien maire de Nantes, le monsieur Propre de sa bonne ville devenait célèbre en fichant tous les SDF jusqu'à leurs pratiques sexuelles. C'était une erreur, reconnaissait-il. Soit, pardonnons, mais espérons qu'il n'aura pas étendu le système à toute la France. 
Ensuite, son remplaçant, le bienheureux Valls crucifia la gauche en se réclamant du socialisme, alors le Pape abasourdi envisagea de s'encarter au Parti Communiste Italien, hésita mais ne le fit pas par peur des représailles américaines dans le temps que Hollande réfléchissait à sa possible reconversion au CNPF.

Certains qui ont lu trop rapidement mon préambule se demandent encore pourquoi notre Grand Timonier n'adoubait pas Hamon, le vainqueur de la primaire socialiste. Jamais, au grand jamais par trop de rancune accumulée, et notre éminent Ministre de la Défense en apportera la réponse cinglante : Plutôt crever !

 J'apporte mon soutien à Emmanuel Macron, mais je reste toujours socialiste.

Allons donc, Le Drian, se faire le porte-voix de Hollande par un beau croc-en-jambe à l'honneur est une chose, assumer cette ignominie devant le Tribunal de l'Histoire en est une autre. Merci bien de nous rappeler que la primaire du parti socialiste n'était jamais qu'une belle pantalonnade où, seuls Hamon, Valls et les électeurs de gauche s'y seraient laissés couillonner. Comme au grand-guignol, mais en moins cher avec la place à un euro à chaque représentation pour attirer plus de gogos. Plus une barbe à papa.

Hollande, ce rejeton de notre machiavélique Mitterand, bon vivant au demeurant mais contrôlant mieux sa police que son Premier savait qu'il n'avait pas toutes ses chances. Enfin, les rapports de police, vous savez, on l'aura trompé, il sévirait. Certainement :

- A la primaire, Monsieur. Allez-y cueillir le fruit de votre action ! Foncez, que diable ! 

Vous en êtes certain, Monsieur la Président ? Notre petit pied nickelé, démocrate du 49-3, par ailleurs émigré et curieusement champion entêté de la déchéance de nationalité pour les double nationaux, adulé des patrons pour sa loi du travail El Khomri, pas futé pour un sou mais à l'ego démesuré courut à la primaire pour y être plébiscité. Las, amer, il se retira sans aucun respect pour les électeurs, sa parole donnée et le pacte républicain de son  parti qui le contraignaient à soutenir le vainqueur.

Valls, on l'avait calmé. Ne restait plus qu'à régler son compte à Hamon. Pas gentil, entre camarades ? Pratique normale en pays socialiste. Le pourquoi de cette vindicte ? Mais, parce qu'en démissionnant du gouvernement, ce ministre frondeur avait ouvert une brèche pour saborder le "Hollandia" qui n'avait point besoin de ce coup de grâce tant il était vermoulu.

- Le Drian, fous-moi en l'air ce gros conhil. Hors de mon navire. Pas de ça dans la Marine.*  

Facile à dire, mais comment procéder ? En siphonnant les voix socialistes pour Macron tout en déculpabilisant les députés, sénateurs, maires des grandes villes, ces social-traîtres qui se déshonoraient jusqu'alors en ne soutenant pas Hamon. Primo, aider le naïf Macron, secundo le déboulonner en montrant toute sa fatuité, et ainsi sauver le Parti Socialiste.

*Ndlr : maître Conhil, et son nom actuel de Lapin, interdits car l'animal rongeait même la coque en bois des nefs. Comme Hamon.


- Vrai ! Pas de femmes dans les équipage, et donc pas de conhil. Mon beau-frère...  
- Mais, non, René. Tu te trompes, rien à voir ! Toi, tu parles de mixité dans un lieu exigu pendant trop longtemps qui pose toujours de sérieux problèmes, d'où l'interdiction ancienne des femmes sur un navire. Ou alors, confinées en cabine. Demande à Rolando.

En 2012, Le Drian se mit au service d'un mauvais maître, l'amitié excusant parfois la bêtise quoiqu'il ne faille pas tourner bien rond dans sa tête pour aider Macron, ce pacha inexpérimenté qui ne distingue ni la gauche de la droite, qui nous fait de sa belle gueule et de sa jeunesse les seuls argument de son programme politique et qui n'attire sur son radeau que des rats, une première sur un tel esquif de fortune. A quoi pouvait-il bien penser, notre cher ministre ? A sauver sa couenne en sautant sur le Radeau de la Méduse ? Dans l'immédiat, bien joué mais, pour la postérité, Jean-Yves tu deviendras le Rat des rats qui, comme toi ne pensent qu'à sauver leur peau. Désastreux.
Oui, et déprimant sauf à considérer que nos responsables, au service de la Nation nous sont indispensables et, comme dans un naufrage, sauve qui peut et tous aux chaloupes ! Les femmes, les enfants d'abord, le capitaine, le lieutenant le barreur, le bosco, le mécanicien ensuite! Le reste de l'équipage ? L'avait qu'à prévoir plus de chaloupes. Les passagers ? L'avaient qu'à pas monter sur un tel rafiot pourri.

Américo me signale un oubli et demande réparation. Dont acte : effectivement, Jean-Yves, bien trop nombreux à bord, avec tous ces ratasses, soit la Méduse à Macron sombrera sous votre poids, soit vous vous entre-dévorerez pour l’alléger en bénéficiant ainsi de plus d’espace et de portefeuilles ministériels à pourvoir. Ne resteront donc que les plus forts que Macron devra bien satisfaire pour ne pas être bouffé à son tour. Si c'est par toi, ne le préviens surtout pas, je t'en conjure.

Tu es intelligent : tu réaffirmes ton socialisme et pourtant tu ne soutiens pas le vainqueur de votre primaire. Bravo pour le spectacle. Ta démarche ressemble à celle de Manuel VALLS qui s’est mis "en réserve" du pacte républicain, se déshonorant à l'occasion, ne respectant ni sa défaite, ni ceux qui ont voté pour le vainqueur. Pour faire bon poids, et croyant nous leurrer sur sa duplicité, ce faux-frère socialiste affirme qu’il n’aidera pas Macron, signifiant ainsi qu’il attend tout de lui.
Et notre petit VALLS qui espère toujours, lui qui s’est ingénié à se rendre détestable de tous et de Macron en particulier n'a plus aucune marge de manœuvre pour le rejoindre car, toi et Hollande lui avez coupé l'herbe sous les pieds. Pas gentil, Le Drian pas beau non plus. Mais, n'est-ce pas de l'excellente politique ?

Savais-tu, mon cher ministre de la Défense, et donc de la Royale qu’un mutin mérite toujours la corde ? Tu t’en es ouvert à Hollande et au Secrétaire du Parti socialiste qui t’ont rassuré :

- La corde pour un, pour deux mutins, on ne dit pas. Avec la fuite panique des responsables, les vergues du navire socialiste n’y résisteraient pas. Rejoindre Macron, pourquoi pas ? Un social-traître ? Préférable à Hamon, un pénible qui a démissionné du gouvernement pour nous mettre des bâtons dans les roues à aubes. Impardonnable, aussi fonce, Le Drian, crénom de Nom. Vas-y, ma poule* !

*Ndlr : Que ceux qui auraient lu : "A dada, mon poulain", veuillent bien revenir au texte.

Mon cher Le Drian, tu es fin politique, aussi méfie-toi de ne jamais le laisser paraître. Joue plutôt sur les affects. Rassure Macron qui, parce que lui aussi, traître un jour, traître toujours pourrait croire que tu finiras par le trahir pour lui chiper son Radeau Foutoir. Comment t'y prendre ? Simple en lui disant que c'est à la demande de Hollande que tu le soutiens, déjà qu'il le sait, tu ne risques rien.  

- Comme la corde soutient le pendu ? Ne démens pas, traite-le en bon mot. Riez-en ensemble, les puissant adorant que l'on prise leur humour, surtout quand ils n'en possèdent pas. Mais, non, rigole, Macron n'est pas un puissant. Laisse-le à ses illusions.

- Hollande et les socialistes, dont je suis la partie visible de l'iceberg t'appuient. But, keep our secret secret !*

Surtout, Jean-Yves, pas d'humour gratuit en associant iceberg à Titanic. Macron risquerait de tiquer grave. 

*Ndlr : Goûtez-moi ce beau tour de salaud de Hollande réservé aux socialistes qui l'on abandonné au milieu du gué. Mais, chut ! "Keep my secret secret".

Mon conseil, Le Drian ? Elimine tous les rats socialistes du Radeau, négocie avec la droite, traite Valls comme il se doit puis n'exige jamais que le Ministère de l’intérieur, et pas plus car, qui commande à la police se hisse sur le marchepied du pouvoir suprême. Ensuite ? En fin stratège, fais la misère à Macron, ce pied tendre. Non, mais. Pour qui se prend-il ?
On pourra toujours te reprocher de trahir les idéaux de Jaurès, mais Mitterand, Hollande, Valls et le Parti socialiste en eurent-ils jamais ? De mépriser Hamon et le vote démocratique ? C'est de bonne guerre et, n'as-tu pas reçu la bénédiction du Grand Timonier de France, pas pour longtemps, il est vrai et ça urgeait d'aider Macron, ce jeune tout droit sorti de l’opéra-bouffe, de la banque et de l'argent virtuel qui se targue de politique et aura été le premier à trahir Hollande et Valls. Deviens son confident mais laisse le mariner avec les petits rats de son Radeau de la Méduse puis...
...chante avec moi : 

- La victoire, en chantant, 
Nous ouvre la carrière... 
Et de la France
Soyons le Président.
Oui, en 2022 tu en es capable. Le pied !

- Capitaine, j’accepterai bien un strapontin, un pouf à la rigueur… disait l’un des social-traîtres à Emmanuel Macron, quitte à faire la dame-pipi à l’Elysée.
Mais, ils furent trop nombreux et pas fiables pour un sou. Réponse amusante de Macron ?
- Au Paradis. Mais, au paradis il n'est aucun fauteuil, encore moins de strapontin, mon cher. Et puis d’abord, là-haut, on ne fait plus ni pipi ni caca.
Pas en France où la politique pue de plus en plus. Merci qui ? Merci Hollande, merci Valls, merci Le Drian et encore merci à tous nos social-traîtres !

Au moins Macron qui n'a pas encore eu, à notre connaissance le temps de traîner quelques casseroles tiendra-t-il correctement ses engagements, et pourra ajouter :

- Le Drian, n’oubliez pas de passer à la caisse retirer vos douze deniers ! Et le lacet de la bourse qui va avec. Si vous en ferez bon usage ? Oui, vous le savez car le remord commande toujours à laver le déshonneur !